TRAITEMENTS : Comment conserver le bambou ?

TRAITEMENTS : Comment conserver le bambou ?

COMMENT SÉCHER NATURELLEMENT LE BAMBOU ?
Après avoir coupé la tige de bambou, il est toujours préférable de procéder à un traitement de conservation, mais personne n’interdit le séchage du bambou non traité et éventuellement de traiter l’objet ou la structure terminée.

Les membranes ligneuses à l’intérieur des nœuds de bambou peuvent être laissées intactes ou percées afin de faire circuler l’air de manière optimale en fonction de l’utilisation ultérieure à en faire.

Il est préférable de placer le tonneau orienté sud sur une grille ou un mur à un angle inférieur à 40°, en prenant soin de placer le bambou pendant son affinage sur une surface sèche où l’eau ne stagne pas (pierres, pierres, briques, etc….). Les tiges doivent être tournées périodiquement de 180° pour éviter qu’elles ne se plient pendant le séchage.

Le temps de séchage varie selon le climat du lieu et le type de bambou, généralement le temps nécessaire peut varier de 2 semaines à 12.

Une canne de bambou récoltée à la bonne époque et bien séchée garantit une durée presque double à une autre mal assaisonnée. Il est important de rappeler que, comme tous les matériaux naturels, le bambou a besoin de soins : s’il n’est pas traité contre les parasites et entretenu régulièrement, sa durée de vie pourrait être inférieure à 4 ans.

IMMERSION DANS L’EAU
Pour ce traitement, il est nécessaire de percer les membranes internes des noeuds du bambou fraîchement coupé pour permettre aux cannes de couler et de les immerger dans les eaux stagnantes ou courantes (rivière, ruisseau) pendant 4-12 semaines. Ainsi, les amidons, les glucides et les substances hydrosolubles présents dans le bambou se dissolvent dans l’eau, laissant la canne de bambou libre de substances attractives pour les parasites. Encore mieux si l’immersion a lieu dans l’eau de mer ou en tout cas saline, plus efficace que l’eau douce contre les insectes et les parasites. Une fois le temps nécessaire écoulé, le bambou est drainé et mis à sécher face au sud, la période d’assèchement sera dans ce cas plus courte car, suite au traitement, à l’intérieur de la canne il y a principalement de l’eau qui s’évapore beaucoup plus vite que la sève et le jus de la plante.

BOULONNAGE
Le procédé adopté est très similaire à celui de l’immersion dans l’eau, mais avec l’insertion d’un nouvel élément : la chaleur. Le bambou dans l’eau bouillante dilate les fibres et facilite la libération des sucs et des jus à l’intérieur du tube en bambou, le temps nécessaire varie de 20 à 60 minutes. Dès qu’il est extrait, en raison du fort changement thermique, le bambou retirera les fibres, qui seront ensuite réassemblées de manière plus compacte et plus robuste. Cette technique est principalement utilisée pour traiter les attelles de bambou car la cuisson et le choc thermique favorisent la fissuration de la tige de bambou.

FUMÉE
Les tiges de bambou sont placées au-dessus d’un feu ou de braises brûlantes à une hauteur sécuritaire pour les empêcher de brûler, le tout est recouvert d’une bâche ou d’une verrière pour retenir la fumée et commencer à fumer les tiges. De cette façon, les ânes sont réchauffés en libérant certaines substances à l’intérieur et donne au bambou un goût flamboyant peu attrayant pour les parasites. Les risques de fissuration pendant le traitement sont très élevés en raison d’un séchage trop rapide et inégal, ce qui peut également provoquer des variations de couleur dans le fût. Afin de mieux contrôler le processus de fumage, des fours spéciaux sont créés à cet effet.

COTTURE
Pour ce traitement hautement industrialisé, des fours spéciaux sont utilisés pour la cuisson des tiges de bambou à 150/200° dans un environnement anoxique (absence d’oxygène). La cuisson du bambou à haute température le rend résistant aux ravageurs, aux champignons et aux moisissures. Ce système implique l’utilisation d’équipements spéciaux et d’un espace adéquat pour la mise en œuvre du traitement du bambou.